Dans ce sixième épisode, je dévoile, sur des exemples précis et documentés, la façon dont, en 1945, les vainqueurs ont menti dans leur présentation des camps de concentration. Tout comme 80 ans plus tôt avec le camp d’Andersonville, ils ont utilisé des photos hors contexte. De plus, il ont outrageusement manipulé les chiffres de la mortalité.

Plan de l’exposé

1. Une gigantesque opération de propagande
2. Un cas concret de vérité occultée : les soins médicaux à Dachau
3. 1945 : le vainqueur manipule les chiffres

Un Internaute m’écrit : « Le commentaire de « Vidal-Naquet » [pseudonyme d’un contradicteur] que vous avez mentionné dans votre dernière vidéo m’a troublé. Les révisionnistes affirment que les Juifs déportés à partir de 1942 étaient expulsés vers l’Est. Or, « Vidal-Naquet » souligne que les 400 000 Juifs hongrois déportés au printemps et à l’été 1944 « ne pouvaient pas être relocalisés à l’Est étant donné l’importante avancée soviétique ». Les révisionnistes peuvent-ils répondre à cet argument de bon-sens ? »

Cher Internaute, vous trouverez cette réponse dans l’imposante étude de MM. Mattogno, Graf et Kues consacrée aux camps de l’Action Reinhardt : The « extermination camps » of « Aktion Reinhardt ».

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Le chapitre 7 est tout entier consacré à la politique d’expulsion vers l’Est. Il est intitulé : « Où ils sont allés : la réalité de la relocalisation ». La septième partie s’intéresse plus précisément au sort des Juifs déportés en 1944 (cf. p746). Les auteurs rappellent qu’en juillet 1944, les Allemands occupaient encore les trois États baltes. Fin 1944, malgré l’avance soviétique, ils contrôlaient toujours l’Estonie ainsi que les parties ouest de la Lettonie et de la Lituanie. Or, des études démontrent qu’en mai et en juin 1944, des Juifs hongrois furent envoyés dans ces régions. L’objectif était de les faire travailler à des travaux de fortification. Les auteurs ajoutent que d’autres Juifs hongrois inaptes au travail, parmi lesquels des petits enfants, furent déportés à Strasshof et placés malgré tout dans des camps de travaux forcés (cf. pp747-748).

À mon avis, ce placement résulte de l’improvisation qui régnait dans la dernière année du conflit. Quoi qu’il en soit, ces Juifs ne furent pas exterminés. Pour qui connaît les travaux révisionnistes, l’argument avancé par « Vidal-Naquet » ne saurait donc être définitif, loin s’en faut. Certes, Carlo Mattogno, Jügen Graf et Thomas Kues concèdent que le sort de ces juifs déportés vers l’Est reste encore entouré de larges zones d’ombre. Toutefois, ils affirment qu’en l’état actuel de la documentation, la thèse de leur extermination par gazage est intenable (cf. p754).

À ce sujet, notez la tournure employée par « Vidal-Naquet » : les révisionnistes, dit-il, ne sont jamais parvenus « à démontrer (…) l’impossibilité technique des gazages homicides de masse. » Pardon, mais c’est inverser la charge de la preuve : c’est aux exterminationnistes de démontrer que les « chambres à gaz » homicides furent construites et fonctionnèrent, permettant l’assassinat de centaines de milliers de personnes. Pourquoi cette inversion de la charge de la preuve ? Pour une raison très simple. « Vidal-naquet » mentionne le camp de Treblinka : « Treblinka, écrit-il, était un terminus, les wagons repartant dans l’autre sens et ne possédant pas d’installation d’hébergement. » Dans un premier temps, je répondrai que les révisionnistes ont consacré un ouvrage entier à ce camp : Treblinka, transit camp or extermination camp? .

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Le chapitre IX le présente comme un camp de transit. Les auteurs mentionnent des témoignages de déportés qui sont passés par Treblinka avant d’être transférés ailleurs, très souvent à Majdanek. Ils citent en outre un jugement d’après-guerre qui soulignait : « on dit que plusieurs milliers de personnes déportées à Treblinka sont arrivées dans d’autres camps » (cf. pp284-285).

Même s’ils sont loin d’être définitifs, ces documents (et d’autres) fragilisent l’argument brandi par « Vidal-Naquet ». La thèse de Treblinka camp de transit ne saurait être écartée d’un revers de la manche. Cependant, j’irai plus loin : quelle preuve a-t-on que ce camp n’aurait possédé aucune installation d’hébergement et, surtout, qu’il aurait été doté de « chambres à gaz » homicides ? Pour répondre, cher Internaute, je vous invite à consulter un ouvrage nullement suspect de révisionnisme et paru en 2016 : Violences de guerre, violences de masse de J. Guilaine et J. Sémelin. Un chapitre est consacré aux fouilles récentes effectuées à Treblinka.

On lit : « Jusqu’ici, les description de Treblinka ont été fondées, de manière presque exclusive, sur des sources qui n’ont pas permis d’apporter des données concluantes dans divers domaines : (…) l’agencement des camps, l’emplacement des fosses communes et des structures majeures telles que les chambres à gaz (…). Des témoignages conflictuels mais surtout des plans différents dressés par les témoins n’ont pas résulté en un consensus sur ces questions. (…) nous ne disposons que d’une histoire partielle de Treblinka. » (cf. p261)

J. Guilaine et J. Sémelin, Violences de guerre, violences de masse, éditions La Découverte, 2016, p261

Et d’ajouter : « Après la guerre, les recherches ont été limitées. (…) seules des études et des fouilles préliminaires dans certains endroits avaient été réalisées, en l’espace de quelques jours (…) et l’histoire officielle s’est bornée à suggérer que les nazis avaient détruit toutes les traces de leurs exactions. » (cf. p263)

J. Guilaine et J. Sémelin, Violences de guerre, violences de masse, éditions La Découverte, 2016, p263

Bref, jusqu’en 2010, on ne savait rien, ou presque, du camp de Treblinka. Est-on plus avancé aujourd’hui ? Non… La suite de l’article rapporte que les fouilles ont permis de mettre au jour « plus de cent structures » (cf. p268) , parmi lesquels plusieurs baraquements. L’auteur affirme qu’il s’agissait de salles de déshabillage et d’un faux hôpital. Affirmations gratuites : on pourrait tout aussi bien parler de locaux d’hébergement et d’une véritable infirmerie…

J. Guilaine et J. Sémelin, Violences de guerre, violences de masse, éditions La Découverte, 2016, p268

Cela dit, venons-en aux « chambres à gaz ». L’auteur parle d’une structure découverte, mesurant 22 m sur 15 m : « Des témoignages ainsi que des documents d’archives suggèrent qu’il pourrait s’agir des anciennes chambres à gaz. Afin de le confirmer, une petite tranchée expérimentale a été creusée au centre de la structure en 2013 ». (cf. pp268-270). Bien. Et quels ont été les résultats ? « Une grande quantité de matériaux de construction a été retrouvée dans cette zone, en particulier des carreaux de céramique orange et jaune portant une étoile et les lettres D et L sur l’envers. » (cf. p270)  S’agit-il de restes attestés d’une chambre à gaz ? Non là encore.

J. Guilaine et J. Sémelin, Violences de guerre, violences de masse, éditions La Découverte, 2016, p270

Deux carreaux sont montrés. La légende porte : « Carreaux de céramique (…) provenant probablement des anciennes chambres à gaz » (cf p269). « probablement » : on n’en sait donc rien.

J. Guilaine et J. Sémelin, Violences de guerre, violences de masse, éditions La Découverte, 2016, p269

J’ajoute que si Treblinka fut un camp de transit, alors il devait être doté de locaux sanitaires : ces carrelages pourraient donc en provenir… On ne peut non plus exclure qu’ils aient été utilisés soit à l’hôpital, soit dans une cuisine, car il fallait bien cuisiner, déjà pour nourrir l’équipe des gardiens. Bref, ces deux carreaux ne sont pas la preuve d’une extermination de masse par gazage. L’auteur parle ensuite « d’autres fouilles de petite envergure entreprises pour tenter de localiser les nouvelles chambres à gaz » (cf p. 270). Ont-elles été couronnées de succès ? En guise de réponse, notre archéologue explique : « Il est (…) possible qu’une partie des matériaux de construction retrouvée près de la surface soit issue des nouvelles chambres à gaz dont on pense qu’elles étaient situées non loin. » (cf p. 271) Autrement dit : malgré leurs sondages, les chercheurs n’ont pas pu localiser les prétendues « nouvelles chambres à gaz ».

J. Guilaine et J. Sémelin, Violences de guerre, violences de masse, éditions La Découverte, 2016, p271

Quant aux restes humains découverts, ils « n’étaient pas enterrés dans des fosses communes, ils étaient dispersés et n’avaient jamais été inhumés. » Les « constatations, précise l’auteur, démontrent que tous les restes des victimes n’étaient pas incinérés, contrairement à ce que suggèrent les sources documentaires. » (cf p. 272)

J. Guilaine et J. Sémelin, Violences de guerre, violences de masse, éditions La Découverte, 2016, p272

Dès lors, de quoi s’agit-il ? À mon avis, il s’agit de pauvres gens décédés lors de leur déportation, au moment où le camps allait fermer. Quand on connaît la conditions dans lesquelles ces déportations furent menées, la mort de nombreux juifs au cours de leur transport ne surprend pas. Bref, nos archéologues ont échoué à démontrer que Treblinka aurait été un camp d’extermination de masse avec chambres à gaz. Ils nous promettent des fouilles complémentaires avec, au final, la parution d’un livre. Cet ouvrage, je l’attends. « Vidal-Naquet » s’avance donc bien imprudemment quand il affirme que Treblinka ne possédait aucune installation d’hébergement et que 900 000 juifs y auraient été exterminés. Je ne dis pas que ses arguments sont ineptes : j’affirme juste qu’ils ne sont pas définitifs et que les révisionnistes y opposent d’autres explications à prendre en compte. Son refus obstiné du débat est donc illégitime : à mon avis, il trahit une peur. Notez d’ailleurs le ton arrogant qu’il ne cesse d’utiliser. Or, l’enseigne Dokhampa : « L’esprit paisible est détendu, confiant, et ne ressent nul besoin d’être arrogant ».

L’arrogance de « Vidal-Naquet » le trahit : l’assurance qu’il affiche est de façade : au fond de lui-même, il est inquiet, agité, tourmenté. Parce qu’il sait ses arguments bien moins solides qu’il ne le prétend…

La seconde guerre mondiale ayant été une guerre idéologique à la vie et à la mort, la capitulation des armées allemandes n’était qu’une étape. « La victoire, écrivait Maurice Bardèche, n’est (…) complète que si, après avoir forcé la citadelle, on force aussi les consciences. »

Maurice Bardèche, Nuremberg ou la Terre promise (1948), pp. 17-18

Autrement dit : outre l’anéantissement physique du national-socialisme, les démocraties voulaient aussi l’extirper des esprits. D’où cette propagande orchestrée avant même le 8 mai 1945 et destinée à convaincre les peuples que les « nazis » avaient perpétré des atrocités sans nom.

St Louis Post, 28 avril 1945, p. 3
(cliquez pour le document pour agrandir)

L’objectif était d’obtenir la condamnation morale du national-socialisme afin qu’il disparaisse à jamais.

Ce soir, 20 avril 1945, p. 1 (cliquez sur le document pour agrandir)

Le 27 juin 1946, les Alliés surent qu’ils avaient gagné. Voici pourquoi : parmi les accusés à Nuremberg figurait Hans Fritzsche. Sous la république de Weimar, il occupait le poste de rédacteur en chef du service radiophonique.

Hans Fritzsche

À l’époque, il n’était ni adhérent à la NSDAP, ni même sympathisant de ce parti dont il réprouvait les méthodes brutales (c’était l’époque de la lutte pour le pouvoir et, surtout, contre les communistes). « Je ne suis rentré dans ses rangs que lorsqu’il eut gagné incontestablement la majorité du peuple allemand. ».

TMI Nuremberg (serie bleue), tome XVII, p. 140

Loin de tout dogmatisme et de tout fanatisme, Hans Fritzsche expliqua qu’en rejoignant la NSDAP, il n’avait pas adhéré à un parti doté d’une doctrine figée. Il avait au contraire rejoint un groupement où se côtoyaient des gens très différents, « un mouvement qui était absolument souple dans le choix de ses moyens, qui a un moment donné interdisait le travail des femmes et un autre jour préconisait ce même travail. Je croyais être membre d’un mouvement parce que, au sein du parti national-socialiste (…) existait des groupes entiers d’anciens nationalistes allemands ou d’anciens communistes (…). J’espérais, par conséquent, trouver dans ce mouvement extrêmement vaste, le forum de discussion spirituelle qui ne se déroulerait plus sous le signe de l’animosité criminelle qui avait régné en Allemagne jusque là, mais qui s’exprimerait précisément avec une certaine discipline et sous la primauté de l’idée nationale et sociale ».

TMI Nuremberg (serie bleue), tome XVII, p. 141

Raciste, Hans Fritzsche l’était au sens où il croyait en l’existence et en la diversité des races. Mais cette conviction ne provoquait chez lui nulle outrance. Ainsi évita-t-il de propager la théorie de la « Race des Seigneurs » : « cette notion a joué un grand rôle auprès des SS en raison de son caractère exclusif au point de vue racial. Mais des hommes intelligents, pleins de tact et connaissant quelque peu le monde, évitaient soigneusement l’emploi de ce terme ».

TMI Nuremberg (serie bleue), tome XVII, p. 155

Anti-juif, Hans Fritzsche l’était également : « je voulais que soit limitée l’influence toujours grandissante du judaïsme sur la politique allemande, l’économie et la culture après la première guerre mondiale. Une limitation telle que l’influence des Juifs correspondît au chiffre réel de ceux qui vivaient en Allemagne »

TMI Nuremberg (serie bleue), tome XVII, p. 172

Mais là encore, cet anti-judaïsme ne sombrait dans aucune outrance : « Jamais je n’ai fait de propagande en parlant de meurtre rituel, de cabale ou autres secrets des Sages de Sion que j’ai considérés toute ma vie comme les fruits d’une agitation primitive ».

TMI Nuremberg (serie bleue), tome XVII, p. 171

Hans Fritzsche représentait donc le type du national-socialiste que je suis moi-même : c’est-à-dire un national-socialiste apaisé, loin de toute exaltation, ouvert à la discussion. Seulement voilà : après la défaite, ayant entendu les « aveux » de l’ancien commandant d’Auschwitz Rudolf Höss, Hans Frizsche en vint à croire la propagande alliée.

TMI Nuremberg (serie bleue), tome XI, p. 427

A Nuremberg ainsi, il accusa Hitler d’avoir souillé l’honneur du national-socialisme « par un assassinat dépassant le sens humain et sans exemple dans l’Histoire ».

TMI Nuremberg (serie bleue), tome XVII, p. 141

Le lendemain cet ancien partisan du régime ajouta : « Quand la forme autoritaire d’un gouvernement amène l’assassinat de 5 millions d’hommes, je crois qu’elle est mauvaise, même en temps de nécessité. ».

TMI Nuremberg (serie bleue), tome XVII, p. 155

C’était le 27 juin 1946, il y a donc 72 ans jour pour jour. À cet instant, les vainqueurs surent que, tout comme Hanz Fritzsche, de très nombreux nationaux-socialistes calmes, mesurés et nullement habités par le fanatisme refuseraient de défendre l’idéologie en laquelle ils avaient cru. Bien plus que le 8 mai 1945, le 27 juin 1946 marque donc la victoire effective des démocraties contre le national-socialisme. Une victoire acquise grâce à la propagande orchestrée autour du prétendu « Holocauste ». Dans l’arsenal idéologique des démocraties, l’Holocauste reste la principale arme de dissuasion, une arme utilisée contre toute les idéologies d’ordre.

Voilà pourquoi aujourd’hui, les révisionnistes sont pourchassés, traînés devant les tribunaux et réduits au silence ; y compris s’il s’agit de femmes octogénaires. Loin d’être un combat d’arrière-garde, la libre recherche historique est au contraire capitale si l’on veut lutter contre ce mondialisme mortifère.

Ursula Haverbeck, 88 ans, comdamnée à deux ans de prison
« Pour la vérité et la justice »

Dans ce cinquième épisode, je démontre qu’en 1945, les vainqueurs n’ont guère innové : ils ont repris les grosses ficelles de la propagande orchestrée en 1865-66, contre les Sudistes vaincus. A l’époque, cette propagande s’était appuyée sur les « atrocités » (prétendument) commises au « camp de la mort » d’Andersonville, en Géorgie. Simple camp de prisonniers, Andersonville fut le théâtre d’une catastrophe humanitaire principalement due à la surpopulation, au blocus ennemi (plus de matériel médical ni de médicaments) et à une nourriture inadéquate (à base de farine de maïs pour des hommes dont le système digestif était habitué à la farine de blé). D’où une mortalité effrayant par diarrhée notamment. Mais une fois la victoire acquise, les Nordistes ont présenté les événements hors contexte. Aussi ont-ils pu prétendre qu’Andersonville aurait été un « camp de la mort ». Le parallèle avec 1945 est frappant : mêmes photos (bien choisies) de prisonniers squelettiques, mêmes expressions (« camps de la mort »…) et même mot d’ordre : « N’oublions jamais ! ». Puis j’en reviens au camp de Majdanek qui, en 1944, a marqué le coup d’envoi de de cette propagande. M’appuyant sur la littérature officielle, je démontre qu’aucune preuve, ni documentaire, ni matérielle, ni testimoniale, ne vient démontrer qu’il se serait agi d’un « camp d’extermination » menu de chambres à gaz homicides. Bref, 8 décennies plus tard, le vainqueur nous resservait les mêmes mensonges. Et pas seulement avec Majdanek (ce sera l’objet du prochain épisode).

Dans ma vidéo d’hier, je suis revenu une nouvelle fois sur les bombardements alliés meurtriers au-dessus de la France. Par le passé, j’avais déjà déjà évoqué le fait que des travailleurs français en Allemagne adoptaient des petits orphelins dont les parents avaient été victimes de ces raids aériens. Les deux articles dont je vous livre aujourd’hui la reproduction sont parus les 5 mai et 2 juin 1943 dans le quotidien Paris Soir (pages 1 et 2 à chaque fois). Ils donnent des précisions sur l’action des ouvriers français à Berlin en faveur de leurs petits adoptés. Une page de notre histoire totalement occultée aujourd’hui ; on comprendra pourquoi à la lecture de ces textes.

Paris Soir 5 mai 1943, page 1
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Paris Soir 5 mai 1943, page 2
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Paris Soir 2 juin 1943, page 1
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Paris Soir 2 juin 1943, page 2
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L’article ci-dessous est paru le 27 octobre 1943 dans le quotidien Paris Soir. Avec deux de ses filles, la femme avait subi le raid sur Paris et sa banlieue, le 15 septembre, par l’aviation anglo-américaine.

Un bombardement au bilan tragique : 260 victimes enterrées quatre jours plus tard.

Découvertes à l’état de cadavres ou proches du dernier soupir, ces victimes ne pouvaient jamais raconter leur histoire. Or, grâce à sa fille, cette femme en avait réchappé. Aussi avait-elle pu raconter l’horreur vécue :

C’était le 15 septembre (…). L’alerte ayant été donnée vers 19 h 20. (…) J’avais avec moi Pierrette [10 ans] et Chantal, ma dernière, qui a 14 mois. Vers 20 heures avec des voisines, nous sommes descendues à la cave – pour la première fois – parce que des bombes tombaient dans le quartier. Nous nous y sommes retrouvés une trentaine de personnes environ. Tout à coup, un bruit infernal… les murs s’écroulent… On reçoit sur le corps, des pierres, de la terre, de la poussière… L’obscurité était absolue. Des hommes, des femmes poussaient des cris horribles, on aurait cru des chiens hurlant à la mort… J’étais penchée sur le bébé pour essayer de le préserver ; à côté de moi se trouvaient Pierrette et deux voisines. Les projectiles pleuvaient de tous côtés… J’étais coincée entre deux pans de murs ; impossible de bouger… On avait l’impression d’être emmuré… Et toujours la nuit… Bientôt, une odeur acre nous prit à la gorge. Une odeur d’ammoniaque, dégagée par la bombe, et puis, la poussière qui volait… « — Maman ! Ça sent le gaz ! » Pierrette avait malheureusement raison, le gaz fuyait, tous tuyaux crevés… Les conduites étaient coupées, éclatées, et l’odeur était de plus en plus forte. « — Même si on nous trouve, Chantal ne supportera pas ça. Ne t’affole pas, maman, je vais aller voir ; il faut qu’on sorte d’ici ! » La courageuse gamine, magnifique de sang-froid et de décision, exhorte encore une fois au calme sa mère et ses voisines, puis, se dégageant des décombres, part dans la nuit. (…) — Combien de temps cela dura-t-il ? Je n’en sais rien. Soudain, nous entendîmes crier : « J’ai trouvé un escalier… J’ai trouvé une issue… » La. voix était joyeuse… Cela nous a secoués, nous nous sommes libérés comme nous l’avons pu et, guidés par les cris de Pierrette, nous nous sommes dirigés vers elle. L’issue était assez éloignée. Enfin, nous sommes sortis. Nous avions tout de même subi un commencement d’asphyxie… Les pompiers arrivaient. Sans Pierrette, nous au raient-ils trouvés à temps ? Peut-être. Le bébé, en tout cas, n’aurait certainement pas résisté… »

Ces gens furent donc sauvés grâce au remarquable sang-froid de la petite fille et aussi parce qu’une issue accessible s’offrait. Seulement, pense-t-on à tous ces victimes qui, elles, ne trouvèrent aucune issue ? Emmurés vivantes, certaines périrent à petit feu…

J’exagère ? Pas du tout. Dans son livre témoignage, un sauveteur de la ville de Caen évoque ces civils « asphyxiés sous les décombres ». Il cite un testament retrouvé dans une cave :

Ce document est terrifiant : le père est enseveli dans l’abri avec sa famille. Il note ses impressions au fur et à mesure que l’air se raréfie dans la cave : « Nous étouffons… Ma femme se meurt… Les tempes me bourdonnent… Je sens que c’est bientôt la fin… Je dois… francs à M. X. Je prie celui qui trouvera ce papier d’acquitter ma dette c’est fini… J’étouffe »…

Il en va de même avec ces nourrissons. Loin d’être des victimes de la « barbarie nazie », il s’agit au contraire de bébés retirés des décombres d’un hospice pour enfants trouvés, en Italie. Le bâtiment avait été détruit lors d’un raid aérien en juin 1943 par l’aviation anglo-américaine.

Les vainqueurs de 1945 n’avaient donc pas le choix : ils devaient faire oublier leurs crimes. Voilà pourquoi à partir d’avril 1945, ils s’empressèrent d’exploiter les terribles spectacles découverts dans les camps.

Un journaliste américaine qui visita l’Allemagne juste après la défaite rapporte : « Un très grand universitaire américain que je rencontrai à Heidelberg exprima cette opinion que les autorités militaires américaines, lorsqu’elle pénétrèrent en Allemagne et virent les effroyables destructions causées par notre obliteration bombing, furent épouvantée en comprenant que cette révélation pouvait causer un retournement de l’opinion aux États-Unis et pouvait empêcher qu’on appliquât à l’Allemagne le traitement que l’on avait prévu, en éveillant la sympathie pour les vaincus et en dévoilant nos crimes de guerre. Ce fut, croit-il, la raison pour laquelle le général Eisenhower mit instantanément une flotte aérienne tout entière à la disposition des journalistes, des congressmen et des gens d’église pour leur faire voir les camps de concentration ; son intention était que le spectacle des victimes de Hitler effaçât notre sentiment de culpabilité. Il est certain qu’on réussit cette opération. Pas un grand journal américain jusqu’à présent n’a décrit les conditions épouvantables dans lesquelles vivaient les survivants dans leurs ruines truffées de cadavres. Les lecteurs américains ont été gavés au contraire des seules atrocités allemandes. »

Cette photo, prise à Bergen-Belsen, montrait des enfants victimes du typhus dans les dernières semaines de la guerre.

Les autres clichés du même type montraient le même spectacle, un spectacle dû aux conditions d’apocalypse qui régnaient en Allemagne au premier semestre 1945.

D’ailleurs, les déportés épargnés par la maladie furent découverts en bonne santé… Preuve qu’aucune politique systématique d’extermination n’existait.

Mais présentés hors contexte, les images des morts squelettiques permirent d’accréditer la thèse de la « barbarie nazie » et de faire oublier les victimes des bombes anglo-américaines. A ce propos, j’en reviens au testament découvert à Caen, dans la cave d’une maison détruite en juin 1944 au cours d’un bombardement anglo-américain. Lors de mes enquêtes en Normandie, j’ai voulu retrouver ce document terrible, symbole de la tragédie vécue par les populations civiles victimes des bombardement alliés. J’ai demandé aux mairies, aux archives, aux musées… En vain. Tout le monde en ignorait l’existence et personne n’a pu me donner le moindre renseignement. Ce n’est pas comme journal d’Anne Frank, qui fait fait l’objet de multiples éditions dans de nombreuses langues et qui a été adapté au cinéma ainsi qu’au théâtre…

Preuve que tous les morts ne se valent pas, une inégalité que certains dénoncent par la caricature.

Ce genre de dessin peut choquer : mais si on veut l’éviter, alors il faut non seulement cesser de privilégier une Mémoire décidément bien sélective, mais aussi remettre les faits dans leur contexte. L’histoire, la vraie, reste donc à écrire.

L’article ci-dessous est paru le 17 août 1941 dans le quotidien L’Ouest-Éclair (édition de Caen). La directrice de la Croix-Rouge française racontait le sévices vécus, par elle et par d’autres femmes arrêtées, dans une prison britannique.

Je vous invite à mener l’expérience suivante : montrez cet article à un partisan de « l’historiquement correct ». Il le soupçonnera immédiatement d’être mensonger ou, du moins, fort exagéré. « Comment croire un tel récit, dira-t-il, alors qu’il est paru dans un journal collabo ? » Personnellement, je suis d’accord : un tel récit doit être considéré avec circonspection. Avant de conclure, une enquête s’impose… (que je mène).
Cependant, ce même partisan de « l’historiquement correct » croira les témoignages des anciens déportés lorsqu’ils prétendent raconter la « barbarie nazie ». Certes, il est sera prêt à admettre quelques « erreurs », mais il soulignera que cela ne change rien à la réalité de cette « barbarie nazie ».
C’est là que réside l’éternelle mauvaise foi. On traite les témoignages très différemment selon le camp dont ils proviennent. Ce fait n’est pas nouveau. Dans sa déclaration finale à Nuremberg ; Hermann Göring déclara :

« Les déclarations sous serment des accusés ont été acceptées comme véridiques là où elles pouvaient étayer l’Accusation, et en même temps considérées comme parjures lorsqu’elles étaient en opposition avec l’Accusation. Cette conception est très primitive, mais ne forme pas une base convaincante pour la production des preuves » (TMI, vol. XXII, p. 393).

Sachant que depuis 70 ans, cette méthode est appliquée, on ne sera pas surpris que, sur de nombreux points cruciaux, l’histoire officielle soit sans valeur.