La sentence vient de tomber : reconnue coupable « d’incitation à la haine », la chanteuse britannique Alison Chabloz se voit condamnée à 5 semaines de prison avec sursis et une mise à l’épreuve de deux ans. Elle devra en outre :
–  s’abstenir de poster quoi que ce soit sur les réseaux sociaux pendant un an ;
– accomplir 180 heures de travaux d’intérêts généraux et vingt jours d’un « programme de réhabilitation ».
– payer 715 £ (environ 800 €) à la partie civile, la « Campagne contre l’antisémitisme ».
(source : https://www.thejc.com/news/uk-news/alison-chabloz-sentenced-avoids-jail-holocaust-revisionist-1.465522)

Comparée à ce que l’on pouvait craindre (un an de prison ferme), la peine se révèle assez légère. C’est rassurant. Toutefois, un précédent a été posé : révisionniste déclarée, Alison Chabloz vient d’être condamnée notamment pour une chanson qui qualifiait Auschwitz de « parc d’attractions ». Reste maintenant à savoir si les antirévisionnistes pourront exploiter cette affaire comme ils le souhaitent (et comme ils l’ont annoncé), à savoir : s’appuyer sur cette jurisprudence pour obtenir la condamnation de toute expression publique des thèses révisionnistes. La partie n’est pas gagnée pour eux. Je rappelle en effet qu’à l’audience, le procureur avait lancé : « Les chansons de Madame Chabloz sont à des millions de kilomètres d’une tentative de critiquer l’Holocauste de façon académique ». On peut donc espérer qu’en Angleterre, les travaux de type universitaire sur la Shoah (que leurs conclusions soit en accord ou en désaccord avec la thèse officielle) resteront libres.

L’article 10 de la Convention européenne des Droits de l’Homme déclare :

« 1. Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontière […] ».
« 2. L’exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l’intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l’ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d’autrui, pour empêcher la divulgation d’informations confidentielles ou pour garantir l’autorité et l’impartialité du pouvoir judiciaire »

L’affaire Chabloz place donc le pays à la croisée des chemins : l’Angleterre protégera-t-elle encore la liberté de recherche et d’expression ou, comme la France et un nombre croissant de pays, prendra-t-elle prétexte des limitations autorisées par l’article 10 pour réprimer le révisionnisme ? L’avenir le dira…

Si elle choisit la voie de la répression, gageons qu’on entendra le sempiternel discours hypocrite tel que l’a tenu l’avocat de la LICRA qui, en février 2015, venait d’obtenir ma condamnation à deux ans de prison ferme. Maître Marc François avait déclaré : « La liberté d’expression, elle est encadrée, précisément pour qu’on en fasse pas n’importe quoi, et pour que des propos n’aient pas des conséquences néfastes sur des piliers de la démocratie. On ne peut pas, simplement parce qu’on est libre soi-disant de dire ce qu’on veut, proférer des propos qui véhiculent de l’antisémitisme de la haine, la négation des crimes contre l’humanité ».

Les « dictatures » bafouent la liberté d’expression, les démocraties « l’encadrent ». Nuance ! Là comme ailleurs, l’hypocrisie se révèle dans l’utilisation de mots différents pour désigner une même réalité…
Notez enfin que nos bons démocrates « encadrent » la liberté d’expression… au nom de la démocratie. Autrement dit : au nom de la démocratie, ils restreignent une liberté qui, théoriquement, devrait assurer la démocratie. Quel cynisme !

Quoi qu’en en soit, pour l’heure, ma sécurité au Royaume-Uni semble assurée. J’en profiterai pour publier un maximum, afin de vous faire bénéficier du fruit de mes recherches. Demain paraîtra la deuxième partie de ma vidéo consacrée à l’euthanasie sous Hitler. Intitulée : « L’euthanasie des handicapés sous Hitler : un prélude au gazage des Juifs ? », elle sera explosive. Ne la ratez pas.