Dans ce cinquième épisode, je démontre qu’en 1945, les vainqueurs n’ont guère innové : ils ont repris les grosses ficelles de la propagande orchestrée en 1865-66, contre les Sudistes vaincus. A l’époque, cette propagande s’était appuyée sur les « atrocités » (prétendument) commises au « camp de la mort » d’Andersonville, en Géorgie. Simple camp de prisonniers, Andersonville fut le théâtre d’une catastrophe humanitaire principalement due à la surpopulation, au blocus ennemi (plus de matériel médical ni de médicaments) et à une nourriture inadéquate (à base de farine de maïs pour des hommes dont le système digestif était habitué à la farine de blé). D’où une mortalité effrayant par diarrhée notamment. Mais une fois la victoire acquise, les Nordistes ont présenté les événements hors contexte. Aussi ont-ils pu prétendre qu’Andersonville aurait été un « camp de la mort ». Le parallèle avec 1945 est frappant : mêmes photos (bien choisies) de prisonniers squelettiques, mêmes expressions (« camps de la mort »…) et même mot d’ordre : « N’oublions jamais ! ». Puis j’en reviens au camp de Majdanek qui, en 1944, a marqué le coup d’envoi de de cette propagande. M’appuyant sur la littérature officielle, je démontre qu’aucune preuve, ni documentaire, ni matérielle, ni testimoniale, ne vient démontrer qu’il se serait agi d’un « camp d’extermination » menu de chambres à gaz homicides. Bref, 8 décennies plus tard, le vainqueur nous resservait les mêmes mensonges. Et pas seulement avec Majdanek (ce sera l’objet du prochain épisode).