Voici le texte de l’entretien accordé le mois dernier par Vincent Reynouard au magazine Réfléchir et Agir. Le numéro dans lequel il paraîtra sera disponible sous peu.

R&A : Vincent Reynouard, vous résidez désormais en Angleterre. Pourquoi ?
VR : Parce qu’en 2015, j’ai été condamné à un an de prison ferme en vertu de la loi Gayssot. Deux autres condamnations ont suivi, si bien que j’en suis à 19 mois de prison ferme. J’ai fui. En Angleterre, il n’y a pas de loi antirévisionniste, donc je ne peux être ni poursuivi, ni extradé vers la France.
Mais la situation risque de changer : des affaires sont actuellement jugées en Angleterre qui risquent de faire évoluer la jurisprudence.
[Note : ce que je craignais est arrivé. Pour avoir diffusé des chansons satyriques sur l’Holocauste, le 24 mai dernier, la chanteuse britannique Alison Chabloz a été reconnu coupable « d’incitation à la haine ». Les activistes juifs comptent bien s’appuyer sur cette affaire pour rendre illégale toute expression publique des thèses révisionnistes (cf. mon article à ce sujet)]

R&A : Malgré les épreuves, la pauvreté, la prison, vous ne vous êtes jamais découragé. C’est une attitude rare et héroïque. Comment faites-vous ?
VR : L’héroïsme, pour moi, serait de partir chaque matin accomplir un travail purement alimentaire et de rentrer le soir pour me mettre devant la télévision. J’aime ma vie d’aventures.
De plus, j’ai la conviction d’obéir à un appel qui résonne en moi.
Enfin, je crois que cette vie ci n’est qu’un passage et qu’après notre mort terrestre, notre « moi » poursuivra son chemin. Dès lors, les inconforts de cette vie ne me pèsent guère : j’accomplis ce que je crois être ma mission, point final.

R&A : Les cas d’Ernst Zündel et de David Irving montrent que vous n’êtes, hélas, pas un cas isolé…
VR : Ajoutons Wolfgang Frölich qui, depuis plus de dix ans, croupit en prison en Autriche. La répression est internationale et elle s’intensifiera. Jusqu’au jour où Israël pourra obtenir notre extradition pour nous juger. Science fiction ? Peut-être… mais je m’attends à tout.

R&A : Que répondez-vous à ceux qui disent que le problème principal de notre pays n’est pas le révisionnisme mais l’immigration, l’islamisation, le chômage ?
VR : Là où l’adversaire réprime le plus et orchestre le plus sa propagande, là est son point faible. Or, il est bien évident que les jeunes sont gavés de Shoah et que les révisionnistes sont impitoyablement traqués. Le Nouvel Ordre Mondial a été bâti sur les ruines des forces de l’Axe. La morale antiraciste qui permet l’immigration incontrôlée et toute une autre série de conséquences (égalitarisme forcené, théorie du genre) dérive du jugement de Nuremberg. Le schéma est clair : « Les nazis ont discriminé au nom d’une supériorité raciale. On sait où ça a mené. Donc, pour éviter le retour de l’horreur, imposons l’égalité dans un village planétaire. » D’où l’immigration incontrôlée, la suppression des frontières, le libéralisme économique (source de chômage), etc. La propagande orchestrée depuis 1945 a émasculé nos peuples. Voilà pourquoi le révisionnisme est important.

R&A : Comment expliquez-vous qu’une partie de l’extrême-droite française n’ait pas compris le rôle néfaste du lobby sioniste ?
VR : Je l’ignore et je ne veux pas juger les autres. Bien que je connaisse l’action néfaste de lobbies, pour moi, l’important n’est pas de lutter contre ceci ou cela, mais pour un idéal supérieur, reconnu et défini. Vivez sainement et les microbes ne pourront rien contre vous. On peut transposer cela à la politique : un peuple animé par un idéal n’a rien à craindre des forces de dissolution.

R&A : Vous qui avez fait preuve d’un grand courage politiquement, ne jugez-vous pas l’ensemble de notre mouvance comme finalement très timorée ?
VR : Un peuple a toujours ce qu’il mérite : non seulement le gouvernement, mais aussi l’opposition qu’il mérite. Dès lors, si notre mouvance peut être perçue comme timorée, c’est sans doute parce que le peuple, dans sa globalité, l’est. Je puis le comprendre, la répression est féroce. Lorsqu’il se réveillera parce que la crise sera intenable, alors un personnage providentiel surgira. J’ai confiance.

R&A : Vous ne pensez pas donc pas que les carottes sont cuites malgré l’état de décomposition avancée de notre civilisation, le métissage déjà bien entamé de l’Europe et l’attitude amorphe des populations de souche, abruties par les médias et l’Education nationale ?
VR : L’histoire est le théâtre de l’imprévu. En 1927, qui aurait pu prévoir l’état de l’Allemagne en 1937 ? Et en 1937, qui aurait pu prévoir l’état de l’Allemagne en 1947 ? L’Histoire enseigne qu’un peuple peut se réveiller très vite… De toutes façons, l’avenir ne nous appartient pas ; le présent, en revanche, oui. Combattons donc aujourd’hui. Combattons d’abord pour nous, je veux dire pour rester des citoyens debout au milieu des ruines. Si, par la suite, notre combat sert la société, alors c’est parfait. Dans la négative, notre action nous aura servi à rester dignes ; c’est déjà ça.

R&A : Si vous deviez conseiller trois livres à un jeune militant, quels seraient-ils ?
VR : Sur le national-socialisme, je conseillerais Cesare Santoro, Quatre années d’Allemagne d’Hitler (paru en 1938 et disponible à notre catalogue). Pour une formation plus spirituelle, je conseillerais (pour commencer) Lanza del Vasto, Les Quatre Fléaux et Olivier Raurich La Voie du Bouddhisme au Fil des Jours. Je ne suis pas bouddhiste, mais il y a de très bonne choses à prendre chez eux…

R&A : Comment peut-on suivre et soutenir vos travaux ?
VR : Une seule adresse : http://blogue-sc.com C’est mon blog sur lequel j’annonce mon actualité… Je remercie celles et ceux qui me suivent et qui me soutiennent. Merci également à Réfléchir & Agir pour cet entretien.