En quelques heures seulement, la vidéo que j’avais postée hier au début de l’après midi a été bloquée sur mes deux chaînes Youtube, Il n’y a là rien d’étonnant. J’y dénonçais, preuve à l’appui, une tricherie éhontée de la directrice culturelle et pédagogique au Mémorial de Caen, une historienne de formation, coupable d’avoir tronqué une photo afin de lui faire dire ce qu’il ne disait pas. Le texte de la vidéo et les preuves documentaires restent toutefois consultables sur mon blogue. Ce 28 juin, on commémorera le 74ème anniversaire de l’assassinat du ministre de l’Information du gouvernement de Vichy, Philippe Henriot.

Chaque jour, cet orateur de grand talent prononçait un éditorial à la radio. Sans haine ni appel à la violence, il défendait la politique de collaboration et dénonçait les bobards de la propagande gaulliste. Les effets de ses éditoriaux étaient si dévastateurs que ceux du camps d’en face décidèrent de le réduire au silence. Le 28 juin 1944, des assassins déguisés en miliciens et se présentant comme chargés d’assurer sa protection l’abattirent dans son logement de fonction, sous les yeux de son épouse.

Voilà donc comment ceux du camp d’en face le firent taire. Par le crime et l’assassinat. Dans son éditorial du 3 juillet 1944, Jean Bosc souligna : « Jamais il n’a conseillé la haine, la vengeance. Quand il s’adressait aux réfractaires, il les suppliait — avec quels accents ! — de ne se livrer à aucune action répréhensible ni de rien commettre d’irréparable. Toujours, il leur promettait le pardon. Ainsi, par la seule puissance du verbe, il obtenait des résultats, parfois même des conversions retentissantes. Il ne portait pas d’armes, étant sans intentions punitives, et s’il faisait souvent du mal, c’était en utilisant le fouet de son esprit satirique. En face, on n’a pas joué ce jeu : à ses conseils, à ses objurgations, à ses attaques verbales, on a répondu par des rafales de mitraillette. Car ses adversaires ne parlaient pas la même langue. Alors, la partie n’est pas égale. Les paroles ne peuvent rien contre les balles et, en supposant que d’un côté comme de l’autre on soit convaincu de n’agir que par amour de la patrie, celui qui triche avoue par cela même qu’il a tort. »

Certes, de nos jours, on ne tue plus, car on peut faire taire autrement. Par la répression et, en premier lieu, par la censure. 74 ans ans plus tard, donc, les méthode de nos adversaires n’ayant guère changé, la partie n’est toujours pas égale. Et pour paraphraser Jean Bosc, je dirais : « Les paroles ne peuvent rien contre la censure et, en supposant que d’un côté comme de l’autre on soit convaincu de n’agir que par amour de la vérité historique, celui qui triche avoue par cela même qu’il a tort. » En se précipitant pour censurer mes vidéos, donc pour me faire taire, mes adversaires avouent eux-même qu’ils ont tort, autrement dit que la vérité historique se trouve du côté des révisionnistes. Je les en remercie. Bonsoir.